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Article de bureau.... Comment faire votre cinéma à Big Boss ?

 
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lisagiraudtaylor
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MessagePosté le: Ven 13 Mar - 19:37 (2009)    Sujet du message: Article de bureau.... Comment faire votre cinéma à Big Boss ? Répondre en citant

écrit après une journée particulièrement stressante... Il y a 10 ans....
Jamais retouché depuis...

Comment faire votre cinéma à Big Boss ? 
 
 
Vous avez, enfin, décroché le job de votre début de vie. Un contrat à durée indéterminée en ces temps difficiles, c’est un peu comme décrocher un Oscar après quinze ans de séries Z. 
 
Bref, vous avez réussi là où les autres ont échoué. Vous avez été brillante (oui, en fait, meilleure que les autres) aux questionnaires psy, géniales (oui, bon un peu de modestie !) aux essais techniques, et quasiment divine (un reste de motivation !) avec Big Boss. 
 
Vous voilà en place depuis quelques mois. Au début, tout va plutôt bien mais depuis quelques jours, et ce n’est pas de la paranoïa, vous avez l’impression d’être la nouvelle cible de la société. Même la photocopieuse s’évertue à s’arrêter net dès que vous l’approchez. 
 
Vous commencez à craquer un peu, les autres vous regardent comme si vous rentriez d’un long séjour en clinique psychiatrique, Big Boss vous parle soit comme à une demeurée soit comme à un chien. Par conséquent, vous arrivez le soir chez vous, limite malade, et vous sautez sur la première personne (chouchou) qui vous dit un truc de travers. 
 
Voilà des exemples de situations (ayant existées, mais tout rapport avec des personnes existantes serait, blah, blah, blah) et solutions possibles (mais pas vraiment envisageables quoique follement jouissives) pour chaque délire de Big Boss. 
 
 
Situation 1 : « Usual suspects » 
 
Vous arrivez un matin, toute heureuse d’un week-end en amoureux avec Chouchou, qui soit disant en passant, avait, quand même, réservé une chambre dans un hôtel trois étoiles en Bretagne, et Big Boss est déjà là. Un lundi matin, alors qu’il n’arrive jamais avant 9 heures 45. Le voilà qui s’agite déjà sans même vous regarder. Il respire fort, marche vite, rouspète sans s’arrêter et claque la porte de communication entre votre bureau et le sien. 
 
Sans être paranoïaque, vous vous installez à votre bureau et remarquez qu’il y a déjà 7 cassettes prêtes pour la frappe avec un post-it bref « URGENT ». Merci, oui, j’ai passé un bon week-end. Et vous, Big Boss ? Vous vous mettez en quête de papier et le voilà qui déboule dans votre bureau, les nerfs à fleur de peur et vous lance un « Elles sont prêtes ces lettres ? » pas franchement aimable ! Vous le regardez comme si vous veniez de rencontrer Jabba the Hutt en personne (quoique à bien y réfléchir, il s’en rapproche surtout ce matin !). un peu agacé (oui, parce qu’il est en train de tapoter sur le dessus de l’ordinateur qui lui se met en route doucement. Eh, oh !! On est lundi matin ! Il est lundi matin ! il est même 8 heures 15 !), il vous regarde en soufflant, tout en consultant sa montre. Non, rassurez-vous, vous n’êtes pas en retard, vous avez même 15 minutes d’avance, comme tous les jours. Mais à force, Big Boss doit croire que vous commencez à 8 heures 15 ! 
 
Vous lui dites bonjour gentiment tout en essayant d’accélérer le mouvement. LUI : « alors, ces lettres ? », VOUS : « je viens d’arriver. Je vous les tape tout de suite. Voici le courrier », LUI : « Plus tard, vous ne voyez pas que je suis occupé à autre chose. Ouvrez les yeux !! ». VLAN ! Il referme la porte de communication, en vous laissant complètement abasourdie. En plus, Miss-Jupe-Courte-Décolleté-Généreux est apparue dans l’encadrement de la porte. Elle vous regarde en secouant la tête comme pour dire « ma pauvr’fille ». Sa compréhension, on s’en fout !! qu’elle s’en aille !! 
 
Elle nous regarde et s’en va en soufflant. Sûre qu’elle va aller répéter notre mauvais caractère et notre indifférente à tout le personnel masculin (et féminin, accessoirement, car en tout et pour tout côté féminin vous êtes 3, y compris vous !). 
 
35 minutes plus tard (alors qu’approximativement il y a pour 2 heures de frappe), il sort du bureau et vous harcèle de nouveau. LUI : « Mais enfin, vous en êtes où ? », VOUS : « je fais de mon mieux, Monsieur », LUI : « et bien, ce n’est pas assez ! ». RE-VLAN pour la porte. Vous êtes au bord des larmes. Pourtant vous n’êtes pas le genre de filles à fondre en larmes pour rien, au contraire. Chez vous, on vous surnomme « Madame sans Sentiment », c’est tout dire ! 
 
Vous essayez de respirer doucement. Et vous vous souvenez que ce n’est pas la première fois que Big Boss est odieux avec nous. 
 
Quelques heures plus tard, après quelques vlan et quelques « alors ? », il les a eus ses lettres. Il les a signées et envoyées (enfin vous les avez envoyées). Il a bien mangé (alors que vous étiez en train de terminer les deux autres cassettes qu’il avait rajoutées entre temps ! ). Le voilà qui revient tout joyeux. « Bonjour, Camille. Bon week-end ? ». Vous rêvez où il vous a adressé la parole sans vous jeter aux orties, sans vous dire que vous devriez aller plus vite. Il sourit, plaisante avec vous. Il vous dit même que ces cassettes pourraient être retranscrites plus tard, car « ce sont juste des projets ». 
 
C’est vous qui êtes débile ou Big Boss est lunatique ?? 
 
Bilan : 
 
Big Boss est un lunatique chronique. Un rien caractériel. Pour peu qu’un petit quelque chose perturbe ses petites manies, ses petites habitudes et le voilà qui stresse, pète les plombs et rue dans les brancards. 
Il passe ses nerfs sur la seule personne sous ses ordres et la seule qui n’osera pas lui dire « va te faire foutre, connard ! » : VOUS ! Car à moins d’être complètement folle, suicidaire professionnellement ou carrément disjonctée vous-même, vous êtes incapable de lui hurler dessus. Il est votre patron et donc, il peut vous renvoyer quand il le veut. 
 
Solution 1 : 
 
Lui faire un remake de « Usual Suspects ». Lui faire croire que vous êtes innocente, gentille, inoffensive et sans défense et lui faire les pires horreurs. Eventrer son fauteuil préféré, tuer son Ficus, perdre des papiers importants, dissimuler le courrier dans sa serviette et lui dire qu’il l’avait déjà pris, faire passer des coups de fil par un copain pour décommander un rendez-vous très IMPORTANT et lui passer la communication pour ne pas se mêler de l’histoire. BREF : le faire tourner en bourrique, éliminer son ego surdimensionné, le rendre dépendant de vous, chercher une autre place et le planter un jour en le laissant se demander pourquoi tant de haine. 
 
Keyser Söze, c’est vous ! 
 
 
 
 
 
Situation n°2 : « Seven » 
 
Big Boss arrive un après-midi sans vouloir vraiment travailler. Il s’assoit à votre bureau et vous regarde pendant une heure travailler. Ça vous gonfle un peu, mais bon il fait cela de temps en temps. Le voilà pour sa période « J’en ai marre de cette vie-là ! J’en ai marre de me faire prendre pour un con ! Je n’ai plus de vie ! ». Vous l’écoutez se plaindre de ses week-end uniquement consacrés au travail de 8 heures à 23 heures, du manque de rentrée d’argent malgré le travail fourni, de son stress (et le vôtre, il y pense de temps en temps ? Ah oui ? Il comprend que vous soyez stressée !! Ah mais pas autant que lui ?? Il fournit un travail intellectuel !! C’est vrai, vous n’êtes qu’une secrétaire débile, seulement capable de se rappeler ses rendez-vous, ses dates anniversaires, ses dates de grande urgence, les numéros de téléphone importants, etc.… une machine, donc ! Abruti !), son manque de temps libre, etc. Le voilà encore une fois dans sa période « Je suis au bout du rouleau ». Il dit qu’il va se calmer sur le boulot, prendre des après-midi entiers pour lui tout seul, etc. Le téléphone sonne, vous répondez. Vous le voyez qui trépigne. Qui sait ? Pourquoi appelle-t-il ? Quel dossier ? PASSEZ LE MOI !! Vous mime-t-il ! Il recommence à sourire. Il parle. Il recommence à stresser, vous pouvez le voir à son regard. Il raccroche et se jette sur le dictaphone. Il dicte pendant vingt minutes sans s’arrêter. Il vous balance la cassette en vous disant que c’est Urgent ! Le revoilà hystérique !! Sa mère téléphone, il l’écourte froidement d’un « Je travaille là ! ». 
 
Alors que vous partez normalement à 18 heures, vous êtes encore au bureau à 19 heures 14 à taper des lettres dans son dossier pris cet après-midi. Big Boss est complètement à l’aise dans le travail. Il pourrait continuer pendant toute la nuit, alors que manifestement vous êtes plus que fatiguée. Big Boss n’a toujours pas compris que malgré votre travail « peu intellectuel » vous étiez, aussi, débordée par le travail. Mais seule sa petite personne compte. Il travaille, il passe ses week-end à étudier ses dossiers, il n’arrête jamais, il ne peut pas car il doit trouver des nouveaux clients pour la société, etc. 
 
Vous partez enfin (20 heures). Sans un merci, sans un « vous sortirez plus tôt vendredi », ou « vous les comptez et vous prendrez un matin ou une après-midi ». ne parlons même pas de les faire rémunérer, il s’évanouit au mot « salaire ». 
Le lendemain, re-belote. Et le sur-lendemain. Et aussi la majeur partie de l’année. Les heures supplémentaires vous ne les comptez même plus. Elles ne vous sont même pas payées (« Vous comprenez, Camille, le budget de la société est plus que juste ! »), et ne comptez pas les récupérer. La dernière fois que vous vous êtes absentée – une fois en un an - (vous avez viré bleue et blanche un après-midi et vous êtes rentrée chez vous après que Big Boss ait demandé au coursier de vous ramener « parce que vous n’êtes pas bien, et que je n’ai pas envie de choper ce que vous avez » ; Quelle compassion !), il a renvoyé sa ligne et la vôtre chez vous, parce qu’il n’y avait personne pour prendre le relais au bureau. Moralité, vous avez passé votre après-midi et la matinée suivante à répondre au téléphone chez vous, assise dans votre lit, à la limite de la syncope. Lorsque vous êtes revenue le lendemain après-midi (« parce que, Camille, le dossier DECHIENCHIEN est urgent et que je ne pourrais pas tout faire. Il y a les photocopies, le rapport à taper ». Il n’a pas deux mains, Big Boss ?!), malgré votre visage pâle et votre mal au cœur chronique (la grippe !), il ne vous a lâché qu’à 20 heures, encore sans un merci. 
 
 
 
 
Bilan : 
 
Vous êtes une poire, et lui un tyran. Big Boss aime se plaindre pour mieux enfoncer les autres. Si vous l’écoutiez mieux, vous entendriez « mais ma pauvre fille, je suis le plus beau (tout le monde lui fait du rentre dedans, à l’écouter, mais ses rendez-vous galants restent à l’état de l’imagination !), le plus intelligent (tous des nuls !), le plus important (il pourrait tout faire), le plus Plus (il doit se demander pourquoi il n’est pas encore prix Nobel !). Mais vous, qui êtes-vous ? Rien ». Il aime qu’on le plaigne. D’ailleurs, dès que vous lui exposez un problème, il a forcément plus gros. Vous êtes fatiguée, mais, ma pauvre fille, il est EXTENUE. Vous venez de perdre un ami proche. Oh, c’est la vie, vous devez vraiment prendre ces deux jours, parce qu’il n’y aura personne au bureau pendant ce temps ? Il est sans cœur pour les autres. De plus il n’a aucun ami proche (juste des relations ou des demeurés-parasites qui profitent de ses connaissances, mais qui le confortent dans sa pensée « je suis le meilleur »), donc, perdre un ami, ça ne lui est jamais arrivé ! 
 
Bref, il vous prend pour une poire, un porteur d’eau, son esclave et j’en passe. Ce type est odieux. Il n’y a que sa petite personne qui compte. Il raconte à tout le monde son enfance malheureuse, son mariage raté (pourquoi il ne divorce pas alors ?), l’absence de vrais amis, etc. juste pour qu’on le plaigne. Big Boss est un complexé, un attardé des sentiments, un débile en matière de relations humaines. Bref, il ne vous arrive pas à la cheville. Il croit que parce que vous travaillez comme secrétaire, vous êtes un peu limitée comme fille. Mais il ne connaît que votre côté « gentille fille, prête à travailler à tout moment ». Voyons, si votre côté obscur serait de son goût.  
 
Solution n°2 :  
 
Vous avez vu « Seven ». Quel personnage vous a plu ? non, pas celui de Brad Pitt, ni celui de Morgan Freeman. Prenez le rôle du divin Kevin Spacey. Mais oui, le personnage de John Doe, le serial Killer, et inspirez-vous de ses agissements. 
 
Sélectionnez les pêchés capitaux de Big Boss : l’orgueil, l’avarice. Inventez en !! Voyons : la méchanceté, l’indifférence aux autres et la tyrannie. 
 
Maintenant, imaginez un peu les choses que vous pourriez lui infliger à cause de ses pêchés : 
 
L’orgueil : le discréditer auprès des clients en le plantant pendant deux jours sans prévenir (avec certificat médical dans les 24 heures au cas où, Big Boss est un vicieux). Brancher le répondeur, ne pas répondre, faire le mort. Et balancer les infos à vos connaissances dans son milieu. Big Boss est tyrannique, prétend que les autres sont nuls. Son dossier GLANDU n’est pas encore signé, il paraît que GLANDU réfléchit ! 
L’avarice : Il vous paie avec un lance pierre. Et bien à partir de maintenant travaillez avec une montre en tête. Vous finissez à 18 heures et pas à 18 heures 10. Vous allez à la poste ou à la Boîte Postale sur votre temps de travail, et pas sur votre temps personnel comme vous le faites d’habitude. Il vous demande de rester un peu plus. NON. Vous avez besoin d’une lettre perso urgente. Tapez là et utilisez le beau papier du bureau. Votre amie Stéphanie a besoin d’une photocopie, faites là. Tout ce que vous pourrez lui prendre, ne paiera jamais ce qu’il vous doit depuis que vous travaillez chez lui. Sans compter que les primes sont riquiqui voire inexistantes !! 
La méchanceté : La prochaine fois qu’il se plaint, regardez-le et levez-vous. Partez dans l’autre sens comme si vous n’aviez rien entendu. Il vous suit, vous lui indiquez qu’il n’a pas rappelé Madame CHANANANA. Il continue à se plaindre de ses week-end de travail, parlez-lui de votre week-end à Perpignan Plage. De votre grasse matinée dans les draps moelleux avec Chouchou. Ça l’agace. Il arrête de parler et retourne travailler. Bien fait ! Soyez encore plus méchant que lui. Il ricane sur un concurrent débile. Ricanez sur sa tête de débile lorsqu’il s’excite tout seul dans son coin. Imaginez le, seul dans sa grande maison, sans coup de téléphone, sans lettre tendre, sans amis qui passent à l’improviste, sans mot doux, sans bisous ! Pathétique ! 
L’indifférence aux autres : Un matin, il arrive avec sa tête de chien battu (il a travaillé tout le week-end, et personne ne lui a téléphone. Sa mère est partie quinze jours et son père l’évite depuis sa sortie de l’université). Il dit qu’il n’est pas heureux et vous sentez bien qu’il serait prêt à pleurer, s’il n’était pas Big Boss. Grande joie intérieure ! il s’apitoie sur lui, il est malheureux. Vous ne comprenez pas, car vous êtes très heureuse ; la vie est belle, Chouchou vous adore. Vos amis sont encore passés à l’improviste (même si vous ne les avez pas vus). Vous devez d’ailleurs rentrer chez vous entre midi et deux, car vous avez le lave-vaisselle à mettre en route. Il vous regarde et vous lance « vous ne pouvez pas comprendre, Camille ». Bien sûr que vous ne comprenez pas car vous trouvez sa manière de vivre idiote. Vous lui rappelez qu’il n’a qu’une vie et qu’il la gâche. Il vous répond qu’il est bien obligé de travailler pour faire tourner la société et vous payer vous et les autres. Vous le regardez et lui racontez que dans le village de votre grande-tante, personne n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. Que de toute façon tout le monde doit mourir un jour, mais il faut d’abord profiter de la vie. Donc, vous voulez bien travailler mais pas discuter sans cesse sur la méchanceté de la vie, car vous n’avez pas à vous plaindre côté amour. Merci ! Il reste sans voix, car c’est la première fois que vous ne le plaignez pas. Tiens, il vient peut-être de réaliser qu’il a aussi perdu la confiance de sa secrétaire, la seule personne qui lui parle encore, hormis les réunions de travail avec les autres. Tant pis pour lui. Après tout, c’est votre patron pas votre ami. Vous êtes là pour travailler, pas pour faire ami-ami. Il est pas content, Big Boss ? Mais il vous a engagé pour travailler, pas pour lui servir d’ami !! 
La tyrannie : Il vous terrorise par ses crises subites, ses coups de gueule sans raison, ses hurlements pour des broutilles. Il vous angoisse pour un courrier pas rangé dans la bonne chemise, il vous stresse pour trois fois rien. N’attendez plus. Devenez le tyran que vous êtes dans votre vie privée. Pourquoi ne pas faire comme avec vos relations ? il vous terrorise en vous hurlant dessus. Au lieu de vous renfermer et de dire « Je suis désolée, Monsieur », regardez le sans baisser les yeux, relevez le menton et dites lui calmement « je ne suis pas sourde » ou « le hurlement, c’est nécessaire ? ». Il va vous êtes son employée, soit, mais pas son chien. Que même votre père ne vous a jamais hurlé dessus comme ça, et que vous ne supportez pas ses crises d’hystéries. Que s’il veut vraiment que vous soyez plus performante, il a tout intérêt à ne pas vous stresser car vous, le stress, vous le combattez de la manière suivante : « je m’arrête de faire quoi que ce soit, et j’attends le calme ! ». Imposez lui vos horaires. N’arrivez plus à 8 heures mais à 8 heures 27 pour prendre votre poste à 8 heures 30. Partez à 12 heures 30 et pas à 13 heures. Revenez à 13 heures 57 pour 14 heures. Et sortez-vous de la là à 18 heures 01. Point. Il râle ? et bien quoi ? Vous êtes payée pour ces horaires ? Mais ne pourriez-vous pas rester un peu plus ? Non, j’ai autre chose à faire de plus important. A demain. Il râle de nouveau en disant que c’est urgent ? mais vous aussi, votre vie est urgente et importante. Il souffle ? ça lui passera. 
 
Et puis, si tout ceci ne suffit pas : supprimez-le (je plaisante !). 
 
 
 
 
 
 
 
Situation n°3 : « The Breakfast Club » 
 
Vous êtes plus que surmenée. Big Boss vous a surchargée de rapports à taper « en urgence », de fax à envoyer, de communications à donner ; bref, il est au plus haut de son activité. Vous avez mis les bouchées doubles ce matin en pensant qu’il allait faire de même cet après-midi. Donc, vous êtes revenue de votre « 10 minutes de pause » (eh oui, vous avez encore dépassé vos horaires, vous êtes incorrigible !) dans le bureau de SUBLIMFréd, le chargé de mission du Service Environnement. Et voilà Big Boss qui arrive dans votre bureau et vous sourit. Première réaction : Que veut-il ? Deuxième : Pourquoi me fait-il ça un vendredi après-midi ? 
 
Big Boss en a ras-le-bol de bosser cette semaine. Il doit partir en vacances dans deux semaines (et oui, Big Boss prend des vacances quelquefois !), et il n’a pas de produits solaires (qui croirait que Jabba the Hutt se met au soleil ?). Il prend donc l’après-midi pour faire ses emplettes. Il est joignable sur le portable au cas où. Au cas où quoi ? Le service et la société explosent ? 
 
Bref, il s’en va, en vous souhaitant de passer un bon week-end, et en vous demandant de ne pas en faire trop cet après-midi. Beni soit-il !! 
 
Votre première après-midi sans lui depuis, depuis, depuis… ouf, vous ne vous rappelez même plus la dernière fois qu’il est parti avant 20 heures du bureau. Sûrement lors de la dernière semaine juillet de l’année dernière, juste avant son unique semaine de vacances. 
Quoiqu’il en soit, vous vous retrouvez sans rien à faire cet après-midi. La société est quasiment vide, vu que les trois quart ont pris le mois de juillet (les designers travaillent mieux en août lorsque la société est privée de son service administratif. Allez savoir pourquoi ? parce que Big Boss n’est pas là, peut-être ?). Il ne reste que SUBLIMEric, et Valérie (la standardiste) qui ne part qu’en octobre. Plus le stagiaire du service comptable et son dragon de chef (ami d’enfance de Big Boss). Vous décrochez votre téléphone et faites le numéro de Valérie. VOUS : « t’as vu le dragon ? » ; ELLE : « parti pour l’après-midi avec Big Boss. Une réunion importante, sûrement ! » ; VOUS : « ah ? donc, tout est tranquille. Rendez-vous dans la salle de réunion 2. Je branche le standard d’urgence là-bas. On va pouvoir se reposer. » ; ELLE : « Génial, j’arrive avec Eric et le stagiaire. ». 
 
Bilan : 
 
Big Boss prend des après-midi pour lui, et bien vous aussi. Au diable, les dossiers, l’angoisse de le voir se pointer en plein après-midi pris de remords de ne pas travailler, d’oublier de taper un truc ou même de ne pas entendre le fax bipper par qu’il n’a plus de papier. 
 
Valérie, Eric et le stagiaire de la compta (Olivier) vous rejoignent un peu surpris. Ils n’ont pas l’habitude de vous voir en chair et en os avant 19 heures. 
 
Solution n°3 : 
 
Branchez la radio, poussez les tables, sortez la réserve de boissons du frigo (vous en rachèterez lundi) et on s’éclate. Vous voilà, tous les quatre à courir dans les couloirs dans le même style que les 5 lycéens du film. Vous dansez, riez, racontez des blagues cochonnes (au grand plaisir de Valérie qui pourra toujours les raconter à son mari, si sérieux), faites du pied au stagiaire. 
 
Soudain la radio passe Simple Minds « Don’t you forget about me ». Génial, la bande originale du film en question. Et c’est reparti. Vous êtes désormais en train de photocopier vos mains, vos pieds (et plus si affinités !), de comparer les dessins des designers, de tailler un costard trois pièces (collection printemps-éte et automne-hiver) à Big Boss et Dragon, sans oublier Miss-jupe-courte-décolleté-généreux. Vous rentrez dans les bureaux de vos collègues et faites des plaisanteries sur les grigris et autres photos. Bref, c’est l’éclate !! 
 
Si bien que finalement vous regardez l’heure pour ne pas dépasser (pour une fois) et vous vous rendez compter que l’après-midi a passé si vite qu’il est 19 heures ! Vous pliez tous les restes d’une après-midi de folie (et de confidences !) dans un sac plastique, et vous vérifiez le fax. Aucun fax. Pas d’appel. Pas de note. Pas d’e-mails. Bref, un amour de travail. 
 
Vous joignez Big Boss. LUI : « Camille, vous devriez être déjà partie ! » ; VOUS : « heu, oui, je finissais quelque chose (fermer au scotch la poubelle avec les bouteilles !), Monsieur ! Il n’y a pas eu d’appel. RAS. » ; LUI : « bien, parfait, Partez Camille ! c’est un ordre ! ». VOUS : « oui, merci Monsieur ». 
 
Vous raccrochez, éteignez l’ordinateur, la photocopieuse, branchez le fax sur nuit, et sélectionnez l’alarme pour le week-end. 
 
Eric et Valérie sont partis ensemble (ils habitent à 400 mètres l’un de l’autre et ne le savaient pas). Olivier vous attend pour prendre le métro et le bus pour faire aussi le chemin avec vous, vu que vous habitez à 4 arrêts de bus de chez lui. 
 
 
Situation n°4 : « Alien, le Retour » 
 
Big Boss arrive ce matin avec l’envie folle de tout révolutionner dans vos deux bureaux. Un, il vous demande de fermer la porte du vestibule pour ne pas qu’on vous dérange. Deux, il ouvre la porte de communication entre vous et lui. Trois, il s’assoit sur votre bureau et il vous explique comment il voit la nouvelle organisation. 
 
Vous détestez cela. Il vous fait le coup tous les deux mois. Si ce n’était que de changer un meuble ou l’emplacement de la photocopieuse, mais non, il révolutionne TOUT. 
 
Votre bureau serait mieux à droite contre la fenêtre, l’ordinateur à gauche et surtout il faudrait mettre l’armoire à fourniture derrière vous. Il vous demande si cela vous plait. Vous émettez un « ouais » peu convaincu. Il n’en a cure. Il a décidé que vous seriez mieux comme ça. Et vous voilà (oui, vous uniquement Big Boss dirige la manœuvre), en train de trimballer le bureau à droite de la fenêtre. Il vous regarde d’un regard noir. Quoi ? vous avez accroché la chaise et fait un train microscopique. Il commence à faire la gueule. Vous le regardez en lui disant que vous mettrez un coup de cire dessus. Il vous rétorque que « vous pourriez faire attention. Il faudrait que [je] fasse tout dans cette société ». 
 
Vous le regardez interloquée. Il vous regarde et vous dit « ne me regardez pas bêtement ! tirez la prise avant de basculer l’ordinateur ». ça recommence. Il vous reprend pour une demeurée. 
 
 
 
 
Bilan :  
 
Big Boss est un maniaque, hystérique et instable. Rien ne va bien. Rien n’est fait comme il veut. La société est à lui, donc, il organise tout comme il veut. Surtout dans votre bureau. Il estime que tout lui appartient. Il couvre l’ordinateur comme un enfant, les bureaux sont des œuvres d’Art. 
 
Il pousse la maniaquerie à passer de l’alcool à 90° de temps en temps sur les poignets de porte, la photocopieuse, le fax et les murs. Maniaque, on vous dit ! 
 
Il vous exaspère avec ses airs paternalistes. Vous n’avez pas envoyé votre père sur les roses le jour où il vous a dit que Chouchou n’était pas pour vous, pour vous faire emmerder par Big Boss. Et bien, si ! Vous ne lui dites rien. Il change la configuration de votre poste de travail le soir après votre départ, il range les tiroirs comme il veut, place les stylos à droit (alors que vous êtes gauchère), remanie votre organisation dans l’ordinateur, efface des fichiers qu’il croit superflu (il a d’ailleurs effacé comme ça votre CV et la lettre d’amour que vous destiniez à chouchou pour la St Valentin qui étaient enregistrés sous mot de passe !). 
 
Il commence à vous porter sur les nerfs. La prochaine fois, vous lui direz. Dans vos rêves les plus fous ! 
 
Solution n°4 
 
Vous vous souvenez la fin de « Aliens – le retour », lorsque Riley part à la recherche de la petite fille, Nutte-Rebecca. Vous vous souvenez le bordel ambiant ! et bien, commencez votre nouvelle vie d’Alien. Faites un tas de truc bizarre sur le coin du bureau avec un post-it « A ranger », « ne pas toucher, merci » ou bien « A classer, après enregistrer NDHDHF ». comme il ne comprendra pas le NDHDHF (qui est d’ailleurs incompréhensible même par vous !), il laissera tout ça de peur de jeter des documents importants (il est terrorisé à l’idée de jeter un document primordial). Laissez traîner des boites de gâteaux dans vos tiroirs. Mettez des mots de passe à tous les fichiers sous prétexte que « on sait jamais qui peut venir bidouiller la bécane après mon départ ». N’allez quand même pas jusqu’à faire des cocons ! Mais plus le bordel sera visible, plus il voudra faire le ménage. Plus il fera le ménage, plus vous mettez le souk dans votre bureau. Ripley gagne à la fin, mais c’est Ripley. Elle se bat contre des Aliens tous vilains, qui bavent de l’acide, et surtout qui ont une fâcheuse tendance à se loger dans les humains. Et aux dernières infos, Big Boss n’a voulu pénétrer personne (enfin, au bureau !!) pour se loger dans sa gorge !! 
 
 
 
í í í í í í
 
 
 


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