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Le roman des membres...
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Admin - Marie BARRILLON
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 20:05 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

...
Lorsque je me suis levé ce matin là, j'avais la sensation étrange que quelque chose avait changé. Qu'il s'était passé quelque chose d'indescriptible durant mon sommeil.Je m'étais approché de la fenêtre, mon café à la main. Tout paraissait normal, et pourtant... Il y avait bien quelque chose qui s'était produit. Ce n'était pas sur moi puisque je ne voyais aucune transformation physique...De cette fenêtre, l'environnement ne semblait pas avoir subi tant de mutations que cela, quoi que... Non, ce n'était rien. Enfin, ce n'était pas un élément significatif. Je n'avais qu'une idée à ce moment précis, aller me recoucher, mais un élément se mit à retenir toute mon attention.J'étais habité, possédé, je ne voyais plus que cela. C'était une idée terrifiante mais la bibliothèque qui était jusqu'alors totalement envahie par toutes sortes de livres et de revues comportait une étagère complètement vide et un miroir plaqué sur le mur, comme une invitation. Mais qui avait bien pu s'introduire dans ma chambre cette nuit ? Je m'approchais lentement et avec circonspection du miroir et là, je me suis rendu compte d'un énorme souci : je ne me voyais plus dans le miroir. Je n'avais plus d'identité. Un rapide regard sur facebook, myspace, plus rien. Je n'existais plus puisque seuls ces réseaux sociaux jusqu'à présent me donnaient l'illusion que je vivais ou alors peut être que... j'avais une nouvelle existence. Le retour au monde réel mais qui avait eu ce pouvoir...

Je me précipitais de nouveau vers ce miroir, me touchais le visage, me pinçais les joues pour me prouver que j'étais là, bel et bien là, que ce n'était pas possible, que je ne pouvais qu'être là. Mais rien, pas un reflet, pas une lueur, une ombre, rien. Juste la sensation persistante du pincement à la joue que je venais de m'infliger, qui aurait dû justifier cette existence que le miroir s'obstinait à nier. Je me mis à pleurer, longtemps, ne sachant quoi faire. Mes jambes se dérobèrent sous moi, ma tête heurta le sol. J'ai sûrement perdu connaissance longtemps car à mon réveil l'obscurité avait envahi la pièce. 
Il faisait sombre mais la luminosité de la lune me permettait de distinguer la pièce. J'avais beaucoup de mal à me lever, ma tête me foudroyait. Je décidais de me rendre jusqu'à l'interrupteur à quatre pattes, c'était encore la meilleure solution pour ne pas tomber à nouveau.
Je commençais à reprendre connaissance et quelques rayons de soleil traversaient les persiennes. Je ne savais pas du tout ce que je faisais là. Aucune idée. Rien. Le néant.
Subitement, je me mis à courir vers le miroir. Je ne comprenais pas. Enfin si, je savais que je ne savais pas, ce qui déjà signifiait beaucoup. Je ne voyais qu'un tiers de moi. Je commençais à comprendre que mon apparence au fur et à mesure du lever du soleil disparaissait. Peut être qu'on me laissait la possibilité d'avoir une image seulement la nuit. Je me mis sur mon ordinateur, il ne figurait plus qu'un tiers de mon profil facebook...
Mais il était trop tard ou plutôt trop tôt. Le soleil commençait réellement à percer éblouissant tant la pièce que je choisis de fermer les yeux une fois de plus.

Je me réveillais, longtemps après, l'esprit léger et le cœur apaisé. Je m'approchais lentement de la fenêtre et je posais mon front brûlant sur sa vitre froide. C'était l'aube qui naissait. Elle pointait au firmament et je voyais la nuit qui se retirait avec ses ombres, ses peurs et ses doutes. Les étoiles palissaient et s'inclinaient devant la levée de l'astre d'or qui ramenait le jour dans une lente procession. La clarté submergeait doucement le monde en une avancée silencieuse, sur la pointe des premiers rayons de soleil pour envahir le ciel tout entier. Alors, de chaque lieu s'élevait vers les cieux, la clameur de la vie reprenait. Un peu plus tard, je poussais un profond soupir, sortis de la chambre et allais vers le café d'en bas. Oui, après tout, il n'y avait aucune raison. J'existais bien. Je réagissais à mes tortures infligées comme les pincements. Habiter au sixième étage sans ascenseur devenait de plus en plus difficile, l'agent immobilier m'avait bien précisé que ce n'était pas grand chose. On voyait bien que ce n'était pas lui qui devait les prendre quotidiennement. Au deuxième étage, la jeune locataire du dessous passa devant moi sans me voir. C'est étrange dans ce monde déshumanisé, c'était pourtant la seule personne à dire un grand bonjour avec son sourire si charmant. Ce matin, il semblait bien qu'elle ne m'avait pas vu ou bien...
Pourtant, je lui avais écrit un petit poème en cadeau pour son anniversaire, qui lui avait bien plu. Je me rappelle c'était : « Comme une fleur perlée de rosée, dans un matin aux douces senteurs, ton sourire se répand, en vagues de fraîcheur... comme un début de roman de la vie, qui s'ouvre dans un sourire,  en un éclat blanc bordé de soie rouge." Le jour même, elle m'attendait devant la porte d'entrée de l'immeuble. Elle me fit un très beau sourire et me remercia chaleureusement pour le petit cadeau d'anniversaire. Mais aujourd'hui, elle avait l'air triste et embarrassée comme si elle avait compris que je n'existais plus. Et si c'était vrai. Mais si j'existe !!! Les pincements, c'était quoi ? Elle ne m'a juste pas vu et elle n'était pas si embarrassée que cela. C'est toute cette histoire qui m'a fait croire que... mais non... Puis ce poème que j'avais fait écrire par mon amie poète Djila, elle avait du voir que ce n'était pas de moi. Elle avait vu que mon discours après ne suivait pas avec le talent de cette poétesse. J'avais du me ridiculiser oui, et son embarras était à la hauteur de ma bêtise. Mais c'est étrange, cette rue malgré tout... Au pied de l'immeuble d'habitude si calme, grouille un tas de monde, à tel point que l'on se croirait sur la 5ème avenue. C'est très surprenant car j'habite une petite ville de banlieue. Soudain, j'ai peur d'avancer, les gens ne semblent pas me voir et je crains le pire. Je me sens comme une antilope au milieu d'un troupeau de bisons furieux. Encore plus étonnant, à la place des pavillons en meulière, s'élèvent d'immenses buildings aux parois de verre. Plus de voitures dans les rues, mais de très étranges vaisseaux dans le ciel.
Je n'avais pourtant pas entendu parler d'une démonstration d'aviation. Il faut reconnaître que j'évitais les informations car je ne supportais plus toutes les catastrophes. Il y avait cette foule au bas de cet immeuble, aucun passage n'était possible. Les gens ne me voyaient pas. J'avais beau dire pardon, ce petit mot plus vraiment employé dans les transports en commun depuis bien longtemps... Rien à faire... Les profondes mutations urbaines brillaient dans mes yeux et je ne savais pas si les larmes coulant sur mon visage étaient celles de la joie ou de la tristesse. Quant au café, il n'avait pas changé, je n'avais que quelques mètres à faire pour le rejoindre. Une immense angoisse m'envahit alors, j'étais paralysé. Qu'allais-je découvrir dans le café où je buvais un petit noir chaque matin ? Il fallait absolument que je sache à quoi m'en tenir ! Les quelques pas qui me séparaient de l'établissement me transportèrent hors du temps. J'ouvris la vieille porte en bois, datant d'un autre âge en lançant à l'Emile, patron du bistrot depuis vingt ans au moins, un bonjour tonitruant de peur qu'il ne m'entende pas. Tout était si étrange aujourd'hui !

Personne ne se retourna vers moi. Rien, pas un signe. Emile était bien là pourtant. Je ne comprenais pas. Peut être que j'étais mort. On ne sait pas à quoi cela ressemble. Pourquoi ça ne serait pas cela. Mais alors, si c'est le cas, c'est un enfer terrestre bouleversant. Je me mis à me demander si dans ce cas là, je pouvais retrouver des gens décédés de ma famille errant dans ces rues. J'étais bien un passionné de généalogie après tout ! Mais subitement, je sentis une main sur mon épaule.
Plus tard, dans la rue l'air frais me fouettait le visage. Il était presque midi. Les gens s'engouffraient dans les petits restaurants du quartier. Par la vitre de l'un d'eux, je vis mon ami Clément, assis tout seul, la tête entre les mains. Il ressassait certainement cette nuit agitée et surtout, il pensait à cette bourde qu'il avait fait ce matin en prenant un poète pour... une poétesse !!! La voisine de son palier, Hélène, venait juste de descendre d'un taxi. Elle revenait de son travail, comme chaque jour. Secrétaire dans une librairie ayant pignon sur rue. C'était une jeune fille, de taille moyenne, avec des cheveux noirs et longs. Elle portait une élégante robe bleue et avait un petit sac assorti à la couleur de sa robe. Une jeune fille du genre littéraire sensible. Son visage aux traits réguliers avait une charmante expression lorsqu'elle vous disait bonjour. Une mignonne qui pourrait discuter de tout et de rien avec un charme extraordinaire et naturel, et parfois aussi elle avait de ces silences en passant près de vous comme si elle ne voyait personne. Le regard perdu dans une rêverie ou un souvenir.
Enfin Djila était une poétesse car il avait la sensibilité d'une femme avant tout de toute façon. C'était pour cela qu'il était si agréable de lui parler. Sa douceur, la beauté de sa plume me laissait surtout rêveur à cet instant précis. Puis, une question me hantait : à qui appartenait cette main ? Cela m'obnubilait. Je n'avais pourtant pas rêvé !
Ah ! Hélène avait fini sa journée. Elle semblait beaucoup moins préoccupée que ce matin, le travail devait avoir cette force libératoire sur elle. Mais que faisait-elle ? Elle ne s'arrêta pas à son étage. Du café, je voyais en effet l'ascenseur se rendre au sixième étage.
Mais au fait comment m'était-il possible de voir l'ascenseur à travers les murs de l'immeuble dans lequel j'habitais ? J'étais soudainement terrifié ! Etais-je depuis cette nuit doté de pouvoirs supra-normaux ? Et je pensais aussitôt à l'enfer vécu par le héros de la série télévisée ¨Dead Zone¨. Mais, je pouvais aussi bien être mort ! Personne n'avait l'air de me voir, personne ne me répondait et pourtant j'avais senti une main sur mon épaule et le vent frais sur mon visage lorsque j'étais dans la rue. Le mystère restait entier. Non, non, il n'était pas question que je sois mort, car je voulais de toutes mes forces rejoindre Hélène dans l'ascenseur et essayer d'engager la conversation avec elle, en lui faisant des compliments sur sa robe d'un joli bleu turquoise, assorti à la couleur de ses yeux frangés de longs et soyeux cils noirs.

Hélène venait d'un village du sud du pays. Ses parents étaient morts depuis deux ans. Ils vivaient d'une petite ferme de 30 ha avec quelques bêtes : des vaches, un poulailler... A la mort de ses parents Hélène, ne pouvant vivre seule avec ses souvenirs d'enfance, en ces lieux devenus tristes, vendit le tout et partit s'installer dans cette ville. Elle dénicha un petit appartement en location, dans cet immeuble où habitait également Djila. Elle trouva ce travail dans cette librairie et se donna entièrement à sa passion : la lecture. Et parfois perdue dans ses souvenirs, là-bas vers la colline, elle ne pouvait s'empêcher d'y aller, de tout son être, courir dans la ferme et gambader sur l'herbe verte du pré en laissant couler furtivement quelques larmes qu'elle essuyait d'une main tremblante. Djila venait d'un pays au sud de la méditerranée pour terminer ses études et trouver un emploi par la suite. C'est ainsi qu'il arriva dans cette ville et loua une chambre dans le même immeuble qu'Hélène. Il travaillait chez un particulier, un riche négociant en produits agricoles. Il lui servait de secrétaire et parfois de comptable mais il l'utilisait surtout pour ses correspondances avec les nombreux clients de son exploitation. Un jour, ils se sont rencontrés sur le palier de leur étage, Hélène était dans son jour de silence avec les yeux humides et le regard déjà perdu vers sa colline. Voulant lui parler, Djila esquissa un pas vers Hélène mais celle-ci, ne semblant pas le voir, passa son chemin et descendit l'escalier en allant vers la sortie. Djila resta pensif, pendant quelques instants puis attristé par cette étrange rencontre, pénétra dans sa chambre, prit une feuille de papier et commença à écrire. Evidemment, Clément ne se remettait pas encore des ténèbres de la nuit, sa sensibilité était tellement exacerbée qu'il ne parvenait plus à distinguer ni les traits des gens, ni leurs mains. D'ailleurs, il était sorti pour... il ne s'en souvint plus. Quelle nuit étrange !

La rue grouillait de monde maintenant, le vacarme des voitures, des autobus emplissait l'air. Je me rapprochais d'Hélène qui venait d'arriver. Je lui dis bonjour, elle me répondit de sa voix charmante. Un bonjour souriant puis on partait, comme d'habitude faire une petite promenade jusqu'à la place du quartier sous les arbres. Il y avait quelques bancs en bois. Alors on s'asseyait, on parlait de la journée, de tout, de rien. Parfois nos silences se rejoignaient... nos mains aussi.

Rapidement Djila l'avait rejoint, devant la porte de l'ascenseur. Elle lui sourit d'un petit sourire triste et s'excusait de sa voix charmante de ne pouvoir faire leur promenade habituelle. Il comprit alors qu'elle était dans cet état d'âme plein de souvenirs amers, sa jeunesse qui surgissait au détour d'un mot, d'une image et qui l'emportait là-bas vers la colline. Il l'accompagnait jusqu'au palier devant la porte de son appartement et lui souhaita une bonne nuit. Elle garda un instant sa main dans la tienne, puis comme à regret, baissant la tête, elle pénétra dans son appartement et ferma doucement la porte attristée et ayant du vague à l'âme. Djila fit demi-tour, entra dans sa chambre et se mit à écrire pour respirer.

Quant à moi je venais d'arriver au sixième étage tout essoufflé, dans l'espoir d'attirer enfin l'attention d'Hélène, mais je ne pus que battre en retraite après avoir vu sa porte se refermer doucement sur son silence et ma tristesse. Je ne pouvais me résoudre à rentrer chez moi, ne sachant toujours pas si j'étais mort ou vivant. Et puis, qu'en était-il du miroir sur l'étagère de la bibliothèque ? Il n'était pas envisageable que j'affronte une nouvelle nuit seul. Que faire ? Je décidais finalement d'aller frapper à la porte de Djila qui pourrait peut être m'aider à comprendre ce qui m'arrivait depuis vingt-quatre heures. Je savais que Djila était un poète mais également un médium à la sensibilité exacerbée. Lui seul était en mesure d'élucider le mystère qui m'entourait.
Quoi qu'encore déranger Djila, ce n'était pas raisonnable en même temps, c'était une belle âme mais il ne fallait pas exagérer non plus. Puis, j'avais aussi très peur d'une dure réalité : ma non-existence. Si j'étais encore une fois confronté à une non-réponse. Je pouvais essayer certes mais alors si Djila ne me reconnaissait pas. Que faire ? Où étais-je ? Dans quel monde si étrange ?
Soudain, un bruit sourd dans l'immeuble. Djila bondit et renversa sur le poème d'amour qu'il était en train d'écrire pour Hélène, l'encrier de verre contenant de l'encre violette et parfumée. De jolies arabesques se formèrent sur le papier vert amande suggérant un tableau de Dali. Par précaution et pour en avoir le cœur net, il ouvrit la porte et constata que tout l'immeuble était plongé dans l'obscurité la plus totale. Tout le circuit électrique avait cessé de fonctionner. Il rentra dans son appartement à tâtons et chercha tant bien que mal des bougies qu'il avait rangées dans un placard.
Il avait beau être médium, il ne voyait que du noir. Il finit enfin par dénicher une vieille bougie un peu fatiguée qu'il alluma avec son briquet. Fiat Lux ! Djila se dirigea rapidement vers le palier car le bruit de tout à l'heure l'avait inquiété. Près de la porte de l'ascenseur, il distingua à peine une forme blanche, vaporeuse et ressentit une impression de malaise très prononcée. L'atmosphère était glaciale, et soudain il frissonna.
Djila marcha lentement vers moi. La flamme de la bougie vacillait et dessinait des ombres fantasmagoriques sur les murs. L'horrible vieille dame du quatrième étage y aurait laissé son méchant cœur."Qui est là ?" lança-t-il de la voix forte mais mal assurée de celui qui se retrouve face à une étrangeté maligne.

Le bruit de l'ascenseur qui redescendait attira un bref instant son attention, comme un rappel à la réalité. Mon cœur battait comme jamais. J'aurais voulu lui crier "C'est moi, moi !" Mais aucun son ne sortit de ma gorge. J'aurais voulu qu'il pose ses yeux, ses mains sur mes contours effacés, comme pour me redonner une réalité qui s'enfuyait de plus en plus vite. Où était mon corps, mon moi, ma substance ? "Mais qui est là ?" demanda à nouveau Djila, mais avec dans la voix des inflexions plus mesurées, plus attentives. En être sensible, il percevait que ce qui se trouvait là était un être en souffrance qui ne lui ferait aucun mal. Je me mis à penser très fort, avec toute l'énergie que je pouvais concentrer. "Djila, c'est moi... Djila". Il avança dans ma direction, tenant de façon plus assurée la bougie, comme un fanal dans l'au-delà. "Par tous les djinns de l'univers..."

Djila pensait à Danielle, cette jeune femme au cœur d'or. Il se rappelait toujours, avec un sourire, cette journée ou deux co-locataires de l'immeuble en venaient presqu'aux mots pour une bévue commise par le plus ancien, qu'il n'a pas voulu corriger. Par la suite Danielle s'interposa rapidement et parvint en quelques paroles très douces à décrisper l'atmosphère. C'était une femme qui représente encore, et Dieu merci, ces belles valeurs que de nos jours beaucoup de personnes ont dévoyées et même oubliées carrément. Ces belles valeurs que sont le respect mutuel, l'amitié et la bienséance. Et dire que certaines personnes, travaillant pour l'enrichissement de la culture universelle, font tout pour que cette dernière porte les plis de la régression, de la pauvreté, et de la méchanceté gratuite. Des personnes à la géographie mentale encore sous le joug des préjugés, et de la suffisance. Néanmoins DAME CULTURE reconnaîtra les siens ainsi que l'histoire et les lecteurs de ce roman.
Revenons à l'aveugle de sa propre nuit, le pauvre Clément qui se débattait dans ses brumes comme Electre au milieu de ses voiles. En croyant frapper à la porte d'un voisin, il ne faisait que tambouriner, sur la porte de sa propre chambre. Tout en voulant modérer ses cris répétés, le modérateur s'empêtrait dans d'étranges gesticulations qu'il ne pouvait s'empêcher de faire, devant l'hilarité des djinns, qui se réjouissaient d'une telle aubaine, accrochés à ses basques tremblantes. Pour un peu, on aurait dit un Don Quichotte, se battant avec les ombres de sa propre bougie. A un moment donné, une porte s'ouvrit et une tête apparut dont on ne distinguait pas clairement les traits, le palier n'étant éclairé que par la bougie de Djila. Sacrebleu ! jura une voix tonitruante. Que se passe t-il dans cet immeuble ? J'en ai assez ! L'électricité est coupée au moins une fois par semaine et certains locataires se croient à la foire en tambourinant sur les portes ! Je vais, dès demain, me plaindre au propriétaire. Si vous continuez ce vacarme, vous aurez de mes nouvelles ! Un ange passa ! Djila savait que Monsieur Stratburry était très irritable en raison de son état de santé mais qu'il cachait bien soigneusement une sensibilité aiguë. Il s'avança pour lui répondre, mais son voisin ne lui en laissa pas le temps et lui claqua la porte au nez. Tout va bien se dit Djila ! Il n'y a plus d'éclairage, j'entends des bruits inexpliqués, des coups sur une porte et je suis très mal à l'aise car je me sens épié. Pour finir, mon voisin m'agresse et se retire sans aucune délicatesse. Je ne sais plus que faire, ni qui déranger ! Djila aurait vendu son âme pour que quelqu'un vienne, à l'instant même, l'aider dans sa quête. Mais que faisait-il là, entouré d'ombres chinoises, à trembler de peur et de froid au lieu d'aller s'allonger dans son duvet et de rêver d’Hélène. Il sentirait son odeur sucrée, il lui caresserait le visage et, là, elle se transformerait en oiseau de paradis aux plumes scintillantes striées d'un bleu éclatant. Il prendrait doucement l'oiseau apprivoisé dans sa main, lui lisserait les plumes et y déposerait un léger baiser contenant tout son amour. 
Mais, alors que ce merveilleux oiseau l'avait entraîné à mille lieues, dans une vie hors du temps, il lui fallût revenir à la triste réalité et prendre une décision, car sa bougie se consumait relativement rapidement. Il s'avanca prudemment vers la forme blanche évanescente toujours tapie au fond du couloir et d'une voix mal assurée lui cria : "Qui es tu ? Souhaites- tu me parler ? Je peux t'entendre, je suis médium !"
Il se figea soudainement car, me rapprochant de lui, je racontai mes périples depuis la nuit dernière et mon désarroi d'âme en peine, ne sachant plus dans quel monde elle erre. Par ailleurs, je luis confiai ma souffrance de ne pouvoir contacter Hélène dont j'étais amoureux fou. Djila resta foudroyé. Sans aucun doute, son voisin du sixième étage était mort cette nuit et lui demandai de l'aide ! Mais alors, le corps devait être quelque part dans son appartement ! Il fallait savoir. Il décida de revenir à son appartement pour chercher d'autres bougies. Il y en avait marre de cet immeuble et des pannes à répétition !
En pensant que son voisin avait peut être passé l'arme à gauche, lui cherchait désespérement ces deux bougies restantes et il se battait avec des allumettes. Les deux bougies parfumées répendaient dans l'immeuble un drôle de parfum...peut être qu'il y avait aussi celui de la mort. Il commença à frapper à la porte mais elle se poussa quasiment toute seule laissant à vue un spectacle étrange. Il connaissait l'appartement pour avoir dépanné de temps en temps ce piètre bricoleur de voisin mais là, il y avait un problème.
Il se mit à se demander s'il était dans le bon appartement. Mais oui, il avait vu le numéro sur la porte et c'était bien cet étage même dans la nuit, il n'y avait aucune hésitation à avoir. Mais, que se passait-il ? Il n'y avait plus aucun meubles. Les murs blancs à l'origine avaient tous été peints en rouge sang. Il ne restait plus que le miroir et c'est alors que, en avançant vers le miroir, il aperçût juste en dessous, sur la moquette beige, un pyjama en flanelle bleue qui semblait avoir été abandonné là précipitamment et, tout à côté, une brosse à cheveux en poils de sanglier ainsi qu'une paire de charentaises dont les bouts baillaient aux corneilles. Djila demeura immobile comme cloué au sol pendant un moment, essayant de percer ce mystère, digne du grand détective Sherlock Holmes.
Et tout d'un coup, eurêka ! il sût ce qu'il devait faire ! Prévenir au plus vite les services de police. La lumière falote de l'aube commençait à pénétrer dans le studio, laissant à penser qu'il s'était déroulé dans ce lieu une très étrange histoire...

Les rayons de soleil caressant doucement mon visage, j'ouvris subitement les yeux et sautais d'un bond hors du lit, mon pyjama de flanelle bleue trempé de sueur ! Rapidement, je courus à la fenêtre. Dehors rien n'avait changé et la flèche de l'église Sainte Mathilde s'élançait toujours vers le ciel comme une supplique permanente à Dieu. Tout à coup, je me souvins du miroir et me tournais vers la bibliothèque. Tous les livres trônaient sagement sur les étagères et...aucun miroir à l'horizon. Les murs de l'appartement étaient toujours recouverts de ce papier peint à fleurs que je détestais. Plus de peinture rouge... Et le plus étonnant, Djila avait disparu ! Mon coeur battait la chamade ! Et, complètement désorienté, je m'assis sur mon lit afin de me calmer. Après quelques minutes, je compris que j'avais fait un horrible cauchemar dans lequel j'errais comme une âme en peine ne sachant plus qui elle était, ni où se diriger ! Quelle nuit horrible !....Et quel soulagement !




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Dernière édition par Admin - Marie BARRILLON le Lun 9 Mar - 19:48 (2009); édité 42 fois
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 20:05 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 20:48 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

...il y avait bien quelque chose qui s'était produit. Ce n'était pas sur moi puisque je ne voyais aucune transformation physique..De cette fenêtre, l'environnement ne semblait pas avoir subi tant de mutations que cela quoi que...Non, ce n'est rien. Enfin, ce n'est pas un élément significatif. Je n'avais qu'une idée à ce moment précis, aller me recoucher mais un élément se mit a retenir toute mon attention. J'étais habité, possédé, je ne voyais plus que cela. C'était une idée terrifiante mais la bibliothèque...
 
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 21:21 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

qui était jusqu'alors totalement envahie par toutes sortes de livres et de revues comportait une étagère complètement vide et un miroir plaqué sur le mur, comme une invitation. Mais qui avait bien pu s'introduire dans ma chambre cette nuit ? Je m'approchai lentement et avec circonspection du miroir et

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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 21:27 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

la je me suis rendu compte d'un énorme souci: je ne me voyais plus dans le miroir. Je n'avais plus d'identité. Un rapide regard sur facebook, myspace, plus rien. Je n'existais plus puisque seuls ces réseaux sociaux jusqu'à présent me donnaient l'illusion que je vivais ou alors peut être que...j'avais une nouvelle existence. Le retour au monde réel mais qui avait eu ce pouvoir...
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:05 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Je me précipitai de nouveau vers ce miroir, me touchait le visage, me pinçai les joues pour me prouver que j'étais là, bel et bien là, que ce n'était pas possible, que je ne pouvais qu'être là. Mais rien, pas un reflet, pas une lueur, une ombre, rien. Juste la sensation persistante du pincement à la joue que je venais de m'infliger, qui aurait dû justifier cette existence que le miroir s'obstinait à nier. Je me mis à pleurer, longtemps, ne sachant quoi faire. Mes jambes se dérobèrent sous moi, ma tête heurta le sol. J'ai sûrement perdu connaissance longtemps car à mon réveil l'obscurité avait envahi la pièce. 

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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:21 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Il faisait sombre mais la luminosité de la lune me permettait de distinguer la pièce. J'avais beaucoup de mal à me lever, ma tête me foudroyait. Je décidais de me rendre jusqu'à l'interrupteur à quatre pattes, c'était encore la meilleure solution pour ne pas tomber à nouveau.
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:23 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Je commençais à reprendre connaissance et quelques rayons de soleil traversés les persiennes. Je ne savais pas du tout ce que je faisais là. Aucune idée. Rien. Le néant. Subitement, je me mis à courir vers le miroir. Je ne comprenais pas enfin si je savais que je ne savais pas, ce qui déja signifiait beaucoup. Je ne voyais qu'un tiers de moi. Je commençais à comprendre que mon apparence au fur et à mesure du lever du soleil disparaissait. Peut être qu'on me laissait la possibilité d'avoir une image seulement la nuit. Je me mis sur mon ordinateur, il ne figurait plus qu'un tiers de mon profil facebook...
Mais il était trop tard ou plutot trop tot. Le soleil commençait réellement à percer...
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:34 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

J e me reveillais ,longtemps aprés...l'esprit léger et le coeur apaisé....je m'approchais lentement de la fenetre..et je posais mon front brulant sur sa vitre froide..c'était l'aube.qui naissait..elle pointait au firmament...et je voyais la nuit qui se retirait avec ses ombres,ses peurs et ses doutes..les étoiles palissaient et s'inclinaient devant la levée de l'astre d'or..qui ramenait le jour.dans une lente procession..la clarté submergeait doucement le monde..en une avancée silencieuse....sur la ,pointe des premiers rayons de soleil..pour envahir le ciel tout entier.!!!.alors de chaque lieu ,s'élevait ,vers les cieux,la clameur de la vie...!!!
un peu plus tard,je poussais un profond soupir..et sortis de la chambre...vers le café d'en bas!!!!
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:43 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Oui, après tout, il n'y avait aucune raison. J'existais bien. Je réagissais à mes tortures infligés comme les pincements...

Habiter au sixième étage sans ascenseur devenait de plus en plus difficile, l'agent immobilier m'avait bien précisé que ce n'était pas grand chose. On voyait bien que ce n'était pas lui qui devait les prendre quotidiennement.
Au deuxième étage, la jeune locataire du dessous passa devant sans me voir. C'est étrange dans ce monde déshumanisé, c'était pourtant la seule personne a dire un grand bonjour avec son sourire si charmant. Ce matin, il semblait bien qu'elle ne m'avait pas vu ou bien...
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 22:53 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

pourtant je lui avais écrit un petit poéme en cadeau pour son anniversaire...qui lui avait bien plu..je me rapelle c'était:
" comme une fleur perlée de rosée,
dans un matin aux douces senteurs,
ton sourire se répând,
en vagues de fraicheur..
comme un début de roman de la vie,
qui s'ouvre dans un sourire,
en un éclat blanc bordé de soie rouge.."

le jour meme elle m'attendait devant la porte d'entrée de l'immeuble...elle me fit un trés beau sourire et me remercia chaleureusement!!!pour le petit cadeau d'anniversaire..
mais aujourd'hui,elle avait l'air triste et embarassé comme si....
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 00:28 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

...elle avait compris que je n'existais plus.

Et si c'était vrai. Mais si j'existe!!! Les pincements, c'est quoi? Elle ne m'a juste pas vu et elle n'était pas si embarassée que cela. C'est toute cette histoire qui m'a fait croire que mais non...
Puis ce poème que j'avais fait écrire par mon amie poète Djila, elle avait du voir que ce n'était pas de moi. Elle avait vu que mon discours après ne suivait pas avec le talent de cette poétesse. J'avais du me ridiculiser oui et son embarras était à la hauteur de ma bétise...

Mais c'est étrange cette rue malgré tout...
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 01:51 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

en bas de l'immeuble d'habitude si calme, grouille de monde à tel point que l'on se croirait sur la 5ème avenue,. C'est très surprenant car j'habite une petite ville de banlieue. Soudain, j'ai peur d'avancer, les gens ne semblent pas me voir et je crains le pire. Je me sens comme une antilope au milieu d'un troupeau de bisons furieux. Encore plus étonnant, à la place des pavillons en meulière, s'élévent d'immenses buildings aux parois de verre. Plus de voitures dans les rues, mais de très étranges vaisseaux dans le ciel. 

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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 11:24 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Je n'avais pourtant pas entendu parler d'une démonstration d'aviation. Il faut reconnaitre que j'évitais les informations car je ne supportais plus toutes les catastrophes.
Il y avait une foule au bas de cet immeuble, aucun passage n'était possible. Les gens ne me voyaient pas!!! J'avais beau dire pardon, ce mot plus employé dans les transports en commun depuis bien longtemps....Rien a faire....
Les profondes mutations urbaines brillaient dans mes yeux et je ne savais pas si les larmes coulant sur mon visage étaient celles de la joie ou de la tristesse.

Quant au café, il n'avait pas changé, je n'avais que quelques mètres à faire pour le rejoindre...
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 12:51 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Une immense angoisse m'envahit alors, j'étais paralysé!.. Qu'allais-je découvrir dans le café où je buvais un petit noir chaque matin? Il fallait absolument que je sache à quoi m'en tenir ! Les quelques pas qui me séparaient de l'établissement me transportèrent hors du temps. J''ouvris la vieille porte en bois, datant d'un autre âge en lançant à l'Emile, patron du bistrot depuis vingt ans au moins, un bonjour tonitruant de peur qu'il ne m'entende pas ! Tout était si étrange aujourd'hui!!!

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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 13:03 (2009)    Sujet du message: Le roman des membres... Répondre en citant

Personne ne se retourna vers moi. Rien pas un signe. Emile était bien là pourtant. Je ne comprenais pas. Peut être que j'étais mort. On ne sait pas à quoi cela ressemble. Pourquoi cela ne serait pas à çà. Mais alors, si c'est le cas, c'est un enfer terrestre bouleversant.
je me mis à me demander si dans ce cas là, je pouvais retrouver des gens décédés de ma famille errant dans ces rues...J'étais bien un passionné de généalogie après tout...

Mais subitement, je sentis une main sur mon épaule....
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